title>Les hôtels a Paris - Évolutîon de l'art décoratif

Hotels et Paris

Hotels historique

 

Les hôtels : Nouvelle fièvre de construction à Paris

Autres hôtels du faubourg Saint-Germain.

- Parmi les très nombreuses demeures du XVIII siècle conservées rues de Grenelle, de Varenne, du Bac, SaintDominique, on peut encore citer l'hôtel de Bauffremont (1721 ; 87, rue de Grenelle), précédé d'une porte cochère creusée dans une niche ionique. Sur les jardins, la façade très simple à deux étages est égayée par le renflement d'un avant-corps semi-circulaire. L*hôtel Chanac de Pompadour (ambassade de Suisse; 142, rue de Grenelle), construit par Delamair en 1739, a gardé un bel escalier et un délicat boudoir au rez-de-chaussée. L'hôtel de Brienne (ministère de la Guerre; 14, rue Saint-Dominique), construit par Aubry en 1730, a sur la cour un joli fronton. Au 4, rue Saint-Romain, malheureusement enserré entre des immeubles modernes, subsiste le charmant hôtel de Choiseul, construit par Gaubier en 1732, qui a conservé une partie de son décor de boiseries (Musée postal). A l'hôtel du Tillet de la Bussière (1750; 52, rue Saint-André-des- Arts), il faut admirer la façade à balcon, les vantaux de la porte, le décor de la cour, le remarquable escalier. Bel escalier également à l'hôtel d'Auroy (1750; 58, rue de Varenne). De l'hôtel construit pour Jacques-Samuel Bernard en 1744 (46, rue du Bac) ne reste que la somptueuse porte cochère à vantaux sculptés, surmontée d'un tympan dont les sculptures élégantes sont traitées avec une fantaisie ennemie de la symétrie. Les consoles sont sobres; des pots enguirlandés surmontent l'archivolte enrichie d'un mascaron. L'hôtel de Brancas, déjà cité, se vit adjoindre un escalier avec belle rampe Louis XV se prolongeant en trompe-l'œil sur le mur. De l'hôtel de Luynes ne subsiste que la grande décoration en trompe-l'œil de l'escalier, œuvre de Brunetti, remontée au musée Carnavalet.

Hôtels du faubourg Saint-Honoré. - L'hôtel d'Évreux (palais de l'Élysée; 55, faubourg Saint-Honoré),
Agrandir le plan
commencé en 1718 par Armand-Claude Mollet, remanié, transformé, agrandi, a conservé peu de chose de sa décoration première : la cour intérieure a seulement retrouvé en 1948 son aspect primitif ses salons furent refaits par les soins de Mme de Pompadour et du banquier Beaujon. De très beaux lambris, rehaussés de coquilles, de rinceaux et d'oiseaux, ornent la salle du conseil des Ministres, et quatre admirables trophées de chasse sont la parure du salon des Ambassadeurs.

Les hôtels du faubourg Saint-Honoré ont été moins bien conservés que ceux du faubourg Saint-Germain. Citons encore celui du Cercle interallié (1714; 33, faubourg Saint-Honoré), très remanié, et l'hôtel de Charost (ambassade de Grande-Bretagne; 39, faubourg SaintHonoré), construit en 1723 par Mazin, dont nous avons également la demeure personnelle construite en 1716 au 8, rue d'Anjou.

 

Autres quartiers. - Près des demeures du faubourg Saint-Honoré, on peut placer les hôtels de la place Vendôme, qui, nous l'avons dit, furent, à l'exception de leur façade, construits et décorés au xv,lle siècle. Il faut citer les hôtels d'Evreux, Desvieux et Castagnié, occupés par le Crédit foncier (19, place Vendôme; bel escalier; salons de boiseries)

Agrandir le plan et surtout l'hôtel construit en 1700 pour le fermier général Luillier, dont les somptueuses boiseries Louis XV abritent toujours les bureaux du ministère de la Justice, ancienne Chancellerie royale. Le musée des Arts décoratifs a recueilli d'autres décors provenant d'hôtels de la même place, et une splendide boiserie à panneaux de laque, de même origine, a été remontée à l'hôtel de Chanaleilles.

Dans le Marais, délaissé par les classes aisées, on ne peut guère citer, en dehors des hôtels Soubise et Rohan, que les remaniements des hôtels d'Albret et du Grand Veneur. Pour le premier, le bâtiment sur rue date de cette époque, avec une ravissante fenêtre centrale, au balcon de fer forgé chantourné. Dans le second fut aménagée au milieu du siècle une large cage d'escalier ornée de têtes de chiens et de sangliers en fer doré. Près de la place des Victoires, notons, pour sa forme originale, l'hôtel Portalis (2, rue La Vrillière), construit en 1750 par Ledais. L'hôtel d'Augny (1750; 6, rue Drouot), construit par Briseux, a souffert de devenir la mairie du IXe arrondissement. En même temps, les villages qui entouraient Paris, et lui sont maintenant annexés, se couvraient de résidences mi-citadines, mi-champêtres, aujourd'hui presque toutes disparues. On ne peut guère citer que l'hôtel des Demoiselles de Verrières (43-47, rue d'Auteuil), hélas! privé de ses jardins, et l'arcade subsistante du château des Ternes, qui enjambe la rue Bayen.

Paris

Paris monuments

© © Copyright 2009 hotels et paris . com ( texte et photos )